Connaître le cancer du poumon

Comprendre le cancer du poumon est essentiel pour mieux prévenir et prendre en charge cette maladie.

Le cancer du poumon

Si le cancer du poumon est la 1ère cause de décès par cancer chez l’homme et la 2ème chez la femme(1), il est possible d’en optimiser la prise en charge. La recherche et la médecine proposent aujourd’hui un arsenal thérapeutique qui a considérablement fait évoluer la prise en charge de la maladie(2,3). Néanmoins, sa détection à un stade précoce est associée à un meilleur pronostic(2,4).

Les différents types de cancer du poumon

Il existe deux grands types de cancer du poumon : les cancers du poumon non à petites cellules et les cancers du poumon à petites cellules(4).

85%

des cancers du poumon sont des cancers broncho-pulmonaires non à petites cellules(4).

Les sous-types les plus fréquents sont :
l’adénocarcinome, le carcinome épidermoïde et le carcinome à grandes cellules(4).

15%

des cancers du poumon sont des cancers broncho-pulmonaires à petites cellules(4).

Ils sont les cancers du poumon les plus rares.

Comprendre les stades du cancer du poumon

Le stade de la maladie au moment du diagnostic a un impact sur la prise en charge : diagnostiqué à un stade métastatique, le cancer du poumon a un pronostic défavorable(4). Détecter un cancer à un stade précoce augmente les chances de guérison(4).

Le stade du cancer du poumon correspond au degré d’extension de la maladie. Il est défini grâce à la classification « TNM » (Tumor, Nodes, Metastasis*) qui prend en compte la taille de la tumeur, la présence ou non de cellules cancéreuses dans les ganglions lymphatiques et la présence ou non de métastases(2).

Le stade, défini au moment du diagnostic du cancer du poumon, est déterminant pour le choix du traitement du cancer du poumon(2). Il existe 4 stades différents de cancer du poumon :

Cancer du poumon - stades I et II (2)

Aux stades I et II, le cancer du poumon est considéré comme localisé.

TUMEUR : localisée dans le thorax.

GANGLIONS : selon les cas, aucun ganglion n’est touché ou, alors, un ou plusieurs ganglions sont touchés à proximité de la tumeur.

MÉTASTASES : pas de métastases à distance (c’est-à-dire dans d’autres organes). 

Cancer du poumon - stade III (2)

Au stade III, le cancer du poumon est considéré comme localement avancé.

TUMEUR : localisée dans le thorax.

GANGLIONS : dans la majorité des cas, des ganglions situés dans la zone proche des poumons sont atteints.

MÉTASTASES : pas de métastases à distance.

Cancer du poumon - stade IV (2)

Au stade IV, le cancer du poumon est considéré comme métastatique.

TUMEUR : localisée dans le thorax

GANGLIONS : dans la majorité des cas, des ganglions situés dans la zone proche des poumons sont atteints.

MÉTASTASES : des métastases sont présentes à distance, dans d’autres organes que le poumon où est située la tumeur.

*Tumeur, ganglions lymphatiques, métastases

Le cancer du poumon chez les femmes

Hommes et femmes sont inégaux face au cancer du poumon : mortalité, incidence, etc. Le cancer du poumon chez les femmes présente certaines spécificités à connaître pour lutter contre l’évolution inquiétante de la maladie dans la population féminine.

Le cancer du poumon progresse chez les femmes

Longtemps considéré comme une « maladie d’hommes », le cancer du poumon progresse pourtant de manière inquiétante chez les femmes : en 20 ans, la part de femmes parmi les patients atteints d’un cancer du poumon a doublé(5).

Chez les moins de 50 ans, la parité est presque atteinte avec 41,1% des patients atteints d’un cancer du poumon étant des femmes(5).

La mortalité liée au cancer du poumon augmente chez les femmes

Les projections de taux de mortalité par cancer du poumon chez les femmes en 2023 sont en augmentation, notamment en France, avec +13,9% entre 2015-2019 et 2023(6). En Europe, le cancer du poumon pourrait devenir la première cause de décès par cancer chez les femmes, devant le cancer du sein(7).

Les spécificités du cancer du poumon chez les femmes

L’inégalité des sexes face au cancer du poumon s’explique de deux façons :

  • L’augmentation de la consommation de tabac chez les femmes : en France, la proportion de fumeuses est passée de 16 % en 1980(7), à 29,8 % en 2000 et à 31,9 % en 2020(5). Les conséquences sur la santé des femmes ayant commencé à fumer dans les années 70-80 s’observent aujourd’hui. 
  • La sensibilité accrue des femmes au tabac : les femmes ont davantage de risques de développer un cancer du poumon lorsqu’elles sont exposées au tabac que les hommes(5,8). Cette sensibilité accrue pourrait notamment s’expliquer par l’influence hormonale des œstrogènes(8) et une fréquence plus élevée de certaines mutations génétiques, notamment les mutations du gène EGFR, chez les femmes(9).

Pour faire la lumière sur les idées reçues sur le cancer du poumon, AstraZeneca, 4 associations de patients et un collectif de pneumologues ont lancé une campagne de sensibilisation reposant sur le témoignage de patientes atteintes de cancer du poumon.

Adeline, 48 ans, sportive et non fumeuse, atteinte d’un cancer du poumon.

Connaissez-vous bien le cancer du poumon ?

Vrai/Faux, Faites le point

Le cancer du poumon ne concerne quasiment que les hommes.

VRAI
FAUX

Les femmes sont également concernées.
Le cancer du poumon représente 10% des cancers féminins. Chez la femme, le cancer du poumon est le 3ème le plus fréquent (19 339 cas estimés en 2023) et le 2ème le plus meurtrier(1)

Le cancer du poumon est difficile à détecter à un stade précoce sans examen d’imagerie car ses symptômes sont peu spécifiques.

VRAI
FAUX

Les symptômes de la maladie les plus fréquents sont une altération de l’état général et des manifestations respiratoires(2)

Le tabac n’est pas le seul facteur de risque de cancer du poumon.

VRAI
FAUX

S’il est le principal facteur de risque de la maladie, 80% des cas lui sont attribuables, il n’est pas le seul acteur en cause, d’autres facteurs de risque environnementaux ou professionnels sont également impliqués(1).

Le stade de la maladie lors du diagnostic n’a pas d’impact sur l’évolution de la maladie.

VRAI
FAUX

Un diagnostic tardif a un impact sur la capacité de prise en charge de la maladie.
Diagnostiqué à des stades avancés ou métastatiques, le cancer du poumon a un pronostic défavorable(4). A ces stades, 3% à 23% des patients sont encore en vie 5 ans après le diagnostic tandis que diagnostiqué à un stade localisé plus de 50% sont encore en vie 5 ans après le diagnostic(4).

Il n’existe que la chimiothérapie contre le cancer du poumon.

VRAI
FAUX

Les thérapies ciblées et l’immunothérapie sont de nouvelles options thérapeutiques dans le traitement du cancer du poumon(2).

1. INCa. Panorama des cancers en France 2025, édition spéciale 20 ans. Juin 2025. Disponible sur : https://www.cancer.fr/catalogue-des-publications/panorama-des-cancers-en-france-2025-edition-speciale-20-ans
2. INCa. Les traitements des cancers du poumon. Collection Guides patients. Novembre 2017. Disponible sur : https://www.e-cancer.fr/Expertises-et-publications/Catalogue-des-publications/Les-traitements-des-cancers-du-poumon
3. ESMO. Qu’est-ce que le cancer du poumon non à petites cellules ? Série Guides ESMO pour le patient. Disponible sur : https://dam.esmo.org/image/upload/v1671554071/For%20patients/Patient%20Guides/Non-Small-Cell%20Lung%20Cancer/FR-Cancer-du-Poumon-Non-%C3%A0-Petites-Cellules-Guide-pour-les-Patients.pdf
4. HAS. Guide du parcours de soins. Tumeur maligne, affection maligne du tissu lymphatique ou hématopoïétique. Cancers broncho-pulmonaires. Juillet 2013. Disponible sur : https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2010-02/ald_30_lap_ksein_vd.pdf
5. Debieuvre D et al. Lung cancer trends and tumor characteristic changes over 20 years (2000-2020): Results of three French consecutive nationwide prospective cohorts’ studies. Lancet Reg Health Eur. 2022;22:100492. L’étude KBP-CPHG est une étude observationnelle conduite tous les 10 ans au sein des hôpitaux non universitaires par le Collège des pneumologues des hôpitaux généraux, en France métropolitaine et DROM-COM. La cohorte 2020 de patients avec un cancer broncho-pulmonaire était de 8 999, répartis sur 82 centres. Voici les résultats préliminaires (2 515 données manquantes). 
6. Malvezzi M. et al. European cancer mortality predictions for the year 2023 with focus on lung cancer. Ann Oncol. 2023 Apr;34(4):410- 419.
7. Hill C. et Laplanche. A. Tabagisme et mortalité : aspects épidémiologiques. 2003.
8. Rodriguez-Lara V. and Avila-Costa MR. An Overview of Lung Cancer in Women and the Impact of Estrogen in Lung Carcinogenesis and Lung Cancer Treatment. Front Med (Lausanne). 2021 May 17;8:600121.
9. Pinto JA. et al. Gender and outcomes in non-small cell lung cancer: an old prognostic variable comes back for targeted therapy and immunotherapy? ESMO Open. 2018 Apr 13;3(3):e000344.